L'auteur analyse la réaction de l'Angleterre - puissance étrangère dominante en Iraq à cette époque - face aux persécutions et expulsions des Juifs d'Iraq entre 1948 et 1951. Il étudie les raisons pour lesquelles le gouvernement anglais n'a pas saisi la Cour internationale de justice de cette affaire, relevant de la violation d'un des engagements de l'Iraq devant la Société des Nations (1932), relatif au traitement des minorités : la préservation des relations anglo-iraquiennes l'ayant emporté sur les revendications et intérêts d'une communauté religieuse minoritaire. Les répercussions, à long terme, de cette politique, sont évoquées.