Témoignages de trois jeunes Turcs sur leurs vacances en Turquie avec leurs parents, leur manière de vivre, si différente de la vie en France. Ils parlent aussi de leur expérience de vacances dans le pays d'origine, ou même à l'étranger.
Par crainte d'une acculturation et d'une perte d'identité turque, nombre de familles immigrées choisissent en Turquie celui ou celle qui partagera la vie de leur enfant en France. Ces unions sont bien souvent source de déceptions, de souffrance et de violence qui appellent une réflexion et des politiques ciblées dans le pays d'accueil.
La France est le deuxième pays d'accueil des Turcs qui représentent environ aujourd'hui 400 000 personnes. Arrivés depuis 1970, c'est une population jeune, renouvelée par le regroupement familial, majoritairement employée dans le bâtiment-travaux publics ou l'industrie automobile et aujourd'hui tentée par la création d'entreprise à caractère artisanal. Concentrés dans certaines régions, ils se regroupent de manière à affirmer leur visibilité et préservent leur identité par la généralisation des mariages endogamiques, ce qui contribue avec l'absence de maîtrise de la langue française à retarder leur intégration.
Constituant une nouvelle communauté d'immigration en France, les Turcs semblent exclus du système social commun du fait même des difficultés linguistiques et culturelles des adultes immigrés et des enfants à franchir le seuil de la langue française.