Cette partie regroupe plusieurs contributions autour du thème de la société multiculturelle. Y-a-t-il un modèle français développé lors des Rencontres de Nantes ? Il s'agissait, à travers une approche historique et politique de l'immigration, d'établir si oui ou non on peut parler d'un modèle français d'accueil et d'intégration et de définir, à partir d'expériences locales, des flots de réflexion et de travail pour promouvoir une vie collective respectueuse à la fois de la diversité des cultures et de la cohésion sociale indispensable au bien commun.
Historique des migrations en France et du mouvement de population : politique migratoire, identité nationale et attitude à l'égard des étrangers. (Cet ouvrage est la reprise au format poche de : «La Mosaïque France-1988»).
Description de la difficulté du contact entre les habitants romanisés de la Gaule et les différents peuples barbares. Les relations avec l'orient, comme avec le monde septentrionnal sont analysées à travers l'iconographie.
Cet ouvrage collectif dresse un panorama de l'histoire de l'étranger et de l'immigration en France depuis le début des invasions barbares (15ème siècle) jusqu'à nos jours. Dans un cadre chronologique aussi vaste, l'historique des migrations ne peut être prise que dans un sens très large : repérage de l'entrée dans le territoire qui est français aujourd'hui, d'hommes venus d'ailleurs, mais aussi analyse des populations considérées par les autres comme étrangères (une place est faite tout au long de l'ouvrage aux Juifs, Tsiganes...), réflexion sur la fonction remplie par le concept d'étranger dans la culture et l'imaginaire de chaque époque. Les apports techniques, économiques et artistiques des étrangers sont particulièrement mis en valeur, grâce à une très riche iconographie.
Histoire et description de la période 1550-1815, les auteurs insistent sur le «plein démographique» de la France de l'Ancien Régime et donc sur la faiblesse de l'immigration, en dehors des élites administratives et économiques et des mercenaires des armées. La Révolution et l'Empire marquent la fin de cette France stable, mettant en effervescence des populations dans toute l'Europe.
Opposition entre les deux France, celle du Nord et celle du Sud. L'importance des migrations à courte distance, des brassages culturels, caractérise cette période. Les migrations, plus lointaines sont plus limitées : méridionaux notamment Italiens, et esclaves venant d'orient ou d'Afrique dans la France du Sud; Britanniques, Flamands et Italiens du Nord dans la France septentrionnale. Les pôles de l'influence étrangère sont alors Paris avec la Cour, et Avignon, la ville pontificale.
Pour cerner de près le concept d'étranger, l'auteur étudie le phénomène de relations sociales (ou de refus de relations) à travers une investigation historique et juridique.
Les auteurs posent la nouvelle problématique de l'immigration dont l'alternative n'est pas le retour des étrangers et leur établissement définitif dans le pays d'accueil, elle est entre le maintien de leur statut juridique d'étranger et l'intégration en France. A long terme, au delà de 1990, ils envisagent une reprise de l'immigration du point de vue, notamment du changement des conditions du marché du travail, avec l'accès au travail des classes creuses (1964) et le faible taux de fécondité.
Synthèse des connaissances déjà accessibles sur la migration de travail et la migration de peuplement dans une France préoccupée par sa «dénalité» et son déficit de main-d'oeuvre.