Le Comité Immigration Développement Sahel a été créé en 1992 à l'initiative de certaines associations de migrants, afin que, à travers cette organisation, les immigrés du fleuve Sénégal puissent se faire entendre par tous les partenaires du développement, et notamment par les pouvoirs publics français et sahéliens. Cette structure a été construite sur la base d'un programme d'immigration, de coopération et de développement reposant sur cinq piliers : reconnaître les immigrés acteurs de développement, la mise en place d'une politique de formation ainsi que d'une politique de codéveloppement économique, la création d'une agence de développement et l'expérimentation d'une politique de gestion souple de l'immigration.
Des représentants d'organisations engagées dans le soutien au développement des pays du Sud, comme l'association Afrique Partenaires Services ou organisation non gouvernementale tel que le Groupe de Recherches et de Réalisations pour le Développement Rural dans le Tiers-Monde (GRDR) ou le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD), montrent comment s'articule leur activité dans la double dimension France-pays d'origine. D'autre part, trois branches du Service Social International (SSI), dont le Service Social d'Aide aus Emigrants (SSAE), présentent des exemples de leur actions : un programme de retour de migrants mis en place par l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le SSI au Royaume-Uni; l'investissement du SSAE dans le développement du réseau SSI en Afrique noire; un bilan de la présence des Africains en Italie. En outre, est abordée la question de l'asile en Afrique ainsi que présentée une tentative de redéfinition des concepts de développement et de sous-développement.