De 1996 à 1999, Daniel Bizeul a participé aux activité d"un groupe de militants du FN de la région parisienne. Dans cet ouvrage, il tire les leçons de son expérience et tente de mettre en lumière le succès de ce parti.
Nombre des informations dont se servent les sociologues sont obtenues dans le cadre de relations de face à face avec les personnes prises pour objet d'étude. La qualité de ces informations va donc dépendre pour une part de la nature des relations ayant permis leur obtention. Mais, aussi rigoureuses ou ingénieuses que soient les stratégies d'enquête adoptées, elles ne permettent pas, dans le vif de l'action, de rendre le chercheur maître des relations engagées. Faire état de la façon dont l'enquête s'est déroulée et des conséquences en découlant pour l'usage des informations obtenues devient dès lors un élément utile de la communication d'une étude. La multiplication de tels récits, pris pour matériau d'analyse, permet de dégager certains des paramètres régissant la situation d'enquête et aide le chercheur à être dans un état de moindre ignorance quad il aborde un terrain donné. (Résumé de la revue).
Les nomades qui vivent en France forment une entité humaine relativement délimitée et ordonnée : c'est un ensemble spécifique, composé d'individus et de groupes qui se reconnaissent du même monde, et qui agissent en conséquence, en particulier dans leurs jugements, leurs fréquentations, leurs alliances. C'est aussi un groupe fractionné, composé d'individus ou de groupes qui s'évitent ou s'opposent pour des raisons de classe d'âge ou de race. Tel est l'argument de ce livre, qui repose sur des entretiens bibliographiques et des monographies locales réalisés principalement dans l'ouest de la France. L'auteur y examine successivement l'accès aux ressources, l'utilisation de l'espace, l'existence collective.
A partir d'études menées dans les régions de Nantes et Laval l'auteur met en évidence les aspects propres à structurer et déterminer les intéractions entre gens du voyage et travailleurs sociaux sur une aire de stationnement. Les associations au service des Tsiganes (entreprises de service ou institutions à action socio-éducative) sont étudiées ainsi que les dimensions réglementaire, éducative, transactionnelle des relations interethniques.
L'auteur s'interroge sur ce que représente l'école pour les enfants des minorités ethniques ou culturelles, tels les enfants Tsiganes. Quatre points sont examinés : 1) L'école, une institution dont la finalité est de transformer certains aspects des individus, 2) Le lieu des rapports de force interculturels, 3) Le lieu d'impositions arbitraires 4) Les bénéfices objectifs du passage par l'école. Le débat qui suit cette communication porte sur l'interculturalisme, sur l'interdépendance entre individus, y compris gens du voyage, sur l'hétérogénéité des cultures tsiganes. En annexe un article de TOURAINE (A.) sur le rôle de l'école.
La création de terrains de stationnement spécialisés, prenant en compte les différences de niveaux de revenu et de mode de vie, en réponse aux besoins des gens du voyage. Analyse des conséquences de ces nouveaux aménagements sur le comportement des familles et leur organisation sociale, à partir d'une étude menée en France (Laval). Proposition de l'auteur, suggestion des familles.