Les auteurs étudient les facteurs qui ont façonné les marchés du travail des pays arabes au cours des deux dernières décennies : la pression démographique, les fluctuations du prix du pétrole, la mainmise de l'Etat sur l'économie et la migration internationale. Depuis le milieu des années quatre-vingts, les taux de croissance de la population active sont restés élevés, mais les migrations n'ont plus joué le rôle de soupape de sécurité pour les marchés du travail excédentaires des pays les plus peuplés de la région, en particulier dans les villes. L'emploi dans le secteur public n'est plus guère une solution. Les auteurs étudient, dans ces conditions, les défis qui se présentent aux décideurs de la région, qu'il s'agisse du chômage de masse, de l'hypertrophie du secteur public, de l'ajustement structurel ou de la réglementation du marché du travail.
Dans le pourcentage de femmes expatriées en tant que main-d'oeuvre au Koweït, les Asiatiques sont passées de 13
Le capital humain des travailleurs étrangers de dix nationalités (Palestiniens, Jordaniens, Egyptiens, Syriens, Libyens, Irakiens, Indiens, Pakistanais, Bangladeshis, Iraniens) immigrés au Koweït est utilisé pour analyser leur réussite économique, à partir des données tirées de l'Enquête nationale de l'emploi de 1983. La disparité de salaires est expliquée par le degré d'éducation, l'expérience de la mutation, l'attribution de l'emploi et le bagage culturel du travailleur. En général, les résultats qui découlent de l'analyse suggèrent que : 1) les travailleurs étrangers obtiennent une meilleure réussite économique plus la durée de résidence se prolonge; 2) la proportion de la réussite économique varie selon le niveau d'éducation du travailleur, l'expérience dans le pays d'origine et au Koweït, le statut professionnel et le bagage ethnique; 3) un tiers des inégalités concernant le revenu est du à des facteurs non expliqués qui incluent la discrimination.